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Business / Capital-investissement / 08/06/2026

L’accompagnateur des TPE a choisi de ne plus être accompagné par Ardian

Les dirigeants de Rivalis, dont l’activité est d’aider au pilotage de 228 000 TPE dans toute la France, viennent de racheter à Ardian la part de près de 20 % que le fonds détenait à son capital.

Damien et Lionel Valdan, désormais à la tête de 100% de Rivalis (photo D.R.).
  • Ce qu’il faut retenir. L’opération est assez rare pour être signalée. Le numéro un français du private equity, Ardian, qui était entré en 2019 au capital de la société alsacienne Rivalis à hauteur de près de 20 %, vient de revendre sa participation. Cette cession s’est faite non pas au profit d’un autre fonds, comme c’est souvent le cas, ou d’un groupe plus important du même secteur, mais au profit des deux dirigeants et actionnaires de la société Lionel et Damien Valdan. Techniquement, c’est la société Rivalis qui a acquis les titres jusqu’ici détenus par le fonds Ardian Growth, avec l’aide d’un financement apporté par un pool bancaire proche de la société composé notamment de la Banque Populaire et du CIC. Même si chez Rivalis on se refuse à donner le montant de la transaction, il semble que cette opération s’est faite sur la base d’une valorisation comprise entre 10 et 12 fois l’Ebitda.
  • Quelle est l’activité de Rivalis ? Créée il y a trente ans par le père de Lionel et Damien Valdan, Rivalis fournit des conseils stratégiques à pas moins de 228 000 TPE réparties dans toute la France et l’Outre-Mer. Il s’agit de conseils en investissement, en rentabilité ou même en préparation de devis pour des entreprises de moins de vingt salariés (artisans, restauration, BTP, services, …). Ces conseils sont délivrés par un réseau de 800 conseillers indépendants, qui utilisent des outils logiciels et technologiques développés par Rivalis. Ils facturent leurs clients un montant de 500 euros par mois et acquittent une licence (ou royaltie) à Rivalis. L’activité du groupe est aujourd’hui répartie sur deux jambes, le conseil sur place auprès de dirigeants de TPE et l’édition logicielle. Au siège de la société on estime que la totalité des clients représentent environ 10 % du PIB du pays.
  • Pourquoi la sortie d’Ardian s’est-elle déroulée de cette manière ? Les dirigeants de Rivalis avaient anticipé la nécessité pour le fonds Ardian Growth de sortir du capital au bout de 5 à 7 ans de présence. Et plutôt que de subir l’arrivée d’un nouveau fonds, ils ont préféré prendre les devants et ont proposé à Ardian ce schéma d’un "management buy-out". De la même manière la société avait été cotée pendant dix ans sur le second marché, sans que cela lui apporte une réelle satisfaction. Ce qui l’avait amenée à organiser son propre "delisting"
  • Entre les lignes. Si aucun chiffre n’a été communiqué sur cette transaction il semble qu’Ardian a pu enregistrer un taux de rendement conforme à ses espérances.
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