Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Automobile / 27/04/2026

McKinsey conseille à Stellantis de relancer son partenariat avec Dongfeng

Antonio Filosa aurait repris langue avec le constructeur automobile chinois Dongfeng, qui détient encore 1,66 % de Stellantis, afin qu’il ait accès aux usines européennes sous-utilisées.

Le site historique de Stellantis, à Poissy (photo D.R.).
  • Ce qu’il faut savoir. Selon des informations de presse italiennes le groupe Stellantis envisage de relancer un partenariat avec Dongfeng Motor Corp. qui impliquerait une production automobile conjointe en Europe et en Chine. Le groupe de conseil en stratégie McKinsey est à la manœuvre auprès d’Antonio Filosa, le directeur général du troisième groupe automobile mondial, pour faciliter ces pourparlers destinés à permettre à Dongfeng d’accéder aux usines Stellantis sous-utilisées en Europe. Comme en témoigne l’arrêt de l’usine de Poissy, programmé en 2028. Dongfeng pourrait en contrepartie fabriquer des véhicules de certaines marques de Stellantis en Chine. Des représentants du constructeur chinois auraient récemment visité des sites en Allemagne et en Italie. Les discussions portent notamment sur la possibilité pour Dongfeng d’acquérir ou d’investir dans une ou plusieurs usines européennes.
  • Pourquoi c’est important. Les discussions avec Dongfeng s’inscrivent dans une stratégie globale de Stellantis visant à consolider son activité, confrontée à une demande irrégulière et à une concurrence accrue de la part de groupes tels que Volkswagen et BYD. Les dirigeants de Stellantis ont également rencontré les sociétés chinoises Xiaomi et Xpeng Inc. Bien que ces discussions n’aient pas encore abouti à un accord. Le constructeur collabore avec Leapmotor pour ses ventes en Europe.
    Une coopération plus étroite avec Dongfeng permettrait de relancer un partenariat commencé au début des années 1990, lorsque le groupe PSA – prédécesseur de Stellantis – avait créé une coentreprise avec l’entreprise chinoise pour accéder à ce marché en pleine expansion. Depuis, la part de Dongfeng au capital de Stellantis a régulièrement diminué, en lien avec le moindre intérêt réciproque pour ce partenariat. Lors de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, Dongfeng détenait 5,6 % du capital, mais avait renoncé à tout siège au conseil d’administration pour ne pas contrarier les autorités américaines. En septembre 2021, le chinois a ramené sa participation à 4,5 %, puis à 3,2 % en janvier 2022, avant de chuter à 1,66 % du capital.
  • En coulisses. La société Peugeot 1810, filiale de Peugeot Invest, dispose d’une option lui permettant d’acquérir jusqu’à 1,5 % du capital de Stellantis auprès de Dongfeng Motor. Robert Peugeot qui présidait Peugeot Invest avant de passer la barre à son fils, Édouard Peugeot, et qui est vice-président de Stellantis n’est pas favorable à un tel rachat. Alors que son cousin Thierry Peugeot a essayé de pousser à ce que la société familiale se renforce. Sans être écouté.
Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi