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Pouvoirs / Succession / 19/10/2026

À l’ENM, l’après-Nathalie Roret s’organise sous l’œil de Gérald Darmanin

Après six ans à la tête de l’École nationale de la magistrature, Nathalie Roret a passé la main. Le temps de lui trouver un successeur, c’est Haffide Boulakras qui tient la maison. Depuis le 7 octobre, ce magistrat, directeur adjoint de l’ENM depuis 2022, exerce l’ensemble des attributions du directeur. Il était déjà chargé de la formation continue, de l’international et des formations professionnelles spécialisées. Un profil que Gérald Darmanin connaît bien : le garde des Sceaux lui avait confié en février 2025 une mission sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la justice, dont il lui a remis les conclusions quatre mois plus tard.

Cette succession tombe au moment où l’ENM doit ouvrir un nouveau chantier. Gérald Darmanin veut revoir à la fois les profils recrutés, leur formation et la préparation des futurs dirigeants de la magistrature. Son objectif : diversifier davantage socialement, territorialement et académiquement les candidats, ouvrir les élèves magistrats aux autres administrations comme au monde économique et constituer un vivier destiné aux futurs postes de responsabilité du corps judiciaire. La préfiguration de cette réforme avait été confiée en janvier à Charles Touboul-Moracchini, conseiller d’État et ancien directeur de cabinet de Didier Migaud place Vendôme.

Arrivée en avril comme directrice adjointe chargée des recrutements, de la formation initiale et de la recherche, Pauline Dubarry est, elle, directement aux commandes de sa mise en œuvre à l’École. Le prochain directeur héritera donc d’un établissement en pleine transformation.

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