Pourquoi le patron de BMW va rejoindre le board d’Airbus >
L’assemblée générale des actionnaires d’Airbus qui se tiendra le 14 avril prochain devrait coopter Oliver Zipse, patron de BMW en qualité d’administrateur pour une durée d’un an.
- L’information à retenir. Le comité de gouvernance d’Airbus qui est présidé par l’espagnole Amparo Moraleda et auquel appartient Jean-Pierre Clamadieu, président non exécutif d’Engie a proposé que l’avocat hongkongais Victor Chu, qui a prévu de mettre fin à son mandat d’administrateur de l’avionneur européen soit remplacé par Oliver Zipse, l’actuel patron de BMW pour une durée d’un an, prenant fin à la clôture de l’Assemblée générale qui se tiendra au printemps 2027. En proposant cette personnalité importante au vote des actionnaires, les autres administrateurs ont choisi un industriel hors norme qui a fait toute sa carrière chez le constructeur allemand, qu’il a rejoint comme stagiaire en 1991. Il a notamment été directeur général de l’usine Mini d’Oxford, au Royaume-Uni, de 2007 à 2008. En mai 2015, il a été nommé au directoire de BMW AG, avec une spécialisation sur la production. En août 2019, il est devenu Président du directoire de l’entreprise la transformant en profondeur, en élargissant la gamme de véhicules électriques et en développant la prochaine génération de modèles.
- Pourquoi c’est important. Ce choix reflète la volonté du conseil d’administration de bénéficier de l’expertise d’Oliver Zipse en matière de transformation industrielle à grande échelle et de passage à la mobilité durable. Les documents de l’assemblée générale soulignent l’importance de son rôle stratégique au sein du secteur européen de l’automobile et de la recherche. Ce qui lui permettra d’accompagner Airbus face au double défi de la décarbonation et de l’évolution technologique.
Selon nos informations Guillaume Faury, le directeur général d’Airbus, qui fait face à une pression pour augmenter ses cadences de production, compte sur l’expérience d’Olivier Zipse en matière de production à haute cadence et de gestion de chaînes logistiques complexes. - Entre les lignes. Derrière cette nomination il faut également voir la question de l’équilibre franco-allemand au sein de la gouvernance d’Airbus. Le départ de certains membres allemands du conseil nécessitait le recrutement d’une figure de proue de l’industrie d’outre-Rhin. En sélectionnant le patron de BMW, Airbus s’assure une voix allemande puissante, respectée et dotée d’une vision globale, ce qui rassure à la fois les investisseurs et les partenaires étatiques.
- En coulisses. Outre cette nomination, les actionnaires voteront sur la nomination comme administratrice d’Henriette Hallberg Thygesen. Celle-ci est la patronne de Terma, la plus grande entreprise danoise de l’aéronautique et de la défense.