Gouvernement : "ajustement" en vue >
Prévu "dans les jours à venir" par sa porte-parole Maud Bregeon, "l’ajustement" annoncé du gouvernement est suivi de près l’Assemblée.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, veut "ajuster" son équipe gouvernementale, avec des ministres pleinement en action et qui ne sont pas obsédés par l’échéance de la présidentielle de 2027. Samedi, dans un entretien à la presse régionale, le Premier ministre a précisé que cet "ajustement gouvernemental" interviendrait avant la période de réserve électorale, soit théoriquement avant le 22 février.
Étaient d’abord donnés sur le départ trois ministres candidats aux municipales : celle de la Culture Rachida Dati (LR), en lice à Paris, la déléguée aux Sports, Marina Ferrari (Modem), candidate à Aix-les-Bains (Savoie) et le ministre chargé de la Ruralité, Michel Fournier, candidat à Voivres (Vosges). S’y est ajoutée Charlotte Parmentier-Lecocq (Horizons), chargée du Handicap, qui veut redevenir députée du Nord en place de son ex-suppléant Jean Moulliere, pour éviter une législative partielle s’il est élu à Templeuve-en-Pévèle.
Sont depuis apparues sur la sellette Naïma Moutchou, en place à l’Outre-mer, mais très critiquée à l’Assemblée sur le sensible dossier néo-calédonien. Et Marie-Pierre Vedrenne, déléguée à l’Intérieur, qui a gaffé sur la naturalisation de George Clooney.
Surtout, restait en suspens vendredi le sort de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, selon que le tandem Macron-Lecornu juge son maintien compatible (ou pas) avec ses expressions sur la présidentielle.
Pour succéder à Rachida Dati, sont citées Catherine Pégard, conseillère Culture à l’Élysée, Aurore Bergé, pour l’heure ministre de l’Égalité Femmes-Hommes, voire Céline Calvez, députée de Paris. Ou Erwan Balanant (Finistère), qui a pour lui d’être Modem. En revanche, jugée "au travail sur les JO 2030" et "appréciée de l’écosystème", Ferrari pourrait, au final, rester.