Comment Stellantis a échappé à une amende de 800 M€ en Italie >
Le troisième constructeur automobile mondial, qui s'était opposé à l'assouplissement de la réglementation européenne, est pénalisé par le mix énergétique de ses ventes en Italie. Sans cette flexibilité, le groupe s'exposerait à une pénalité financière théorique très importante en Italie. Les objectifs des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en 2025 étaient jugés trop élevés par certains constructeurs. À l'époque, Luca de Meo, ex-patron de Renault, avait estimé le risque des pénalités financières à 15 milliards d'euros pour les industriels. Alors que Stellantis par la voix de son dirigeant d'alors, Carlos Tavares, s'était opposé à tout assouplissement des règles. Ironie de l'histoire, le constructeur franco-italo-américain bénéficie aujourd'hui de cet ajustement. Le calcul des émissions de dioxyde de carbone est désormais lissé sur trois ans, de 2025 à 2027. Une décision qui permet au groupe dirigé désormais par Antonio Filosa, d'éviter une sanction financière majeure. Selon l'étude de Dataforce, l'industriel s'exposait à une amende de plus de 800 millions d'euros en Italie. Cela explique la prise de position d'Antonio Filosa à l'encontre de l'Europe dont il critique les règlements, car ils imposent un rythme que le marché ne peut pas suivre.