Goldman Sachs a surclassé tous ses concurrents en 2025… >
Si l'an passé Lazard s'était imposé comme numéro un en France dans l'univers des fusions et acquisitions – selon les données fournies le 30 décembre par LSEG –, cette année c'est Goldman Sachs qui l'emporte haut la main avec 39 opérations réalisées dans l'Hexagone pour un montant cumulé de 73,5 milliards de dollars contre moins de 50 milliards en 2024. Il faut dire que la première place mondiale de la banque américaine avec un montant record de 1 475 milliards de dollars de fusions et acquisitions lui a fourni des munitions pour se montrer plus conquérante encore en Europe et en France.
La deuxième leçon de ce classement est le bond en avant de Rothschild & Co qui a vu le montant de ses opérations réalisées croître de 55 % par rapport à l'an passé. Si bien que la banque dirigée par Alexandre de Rothschild a surclassé Lazard aussi bien en France qu'en Europe et réalisé ainsi la troisième meilleure année de son histoire deux fois centenaire. Le fort de la banque de l'avenue de Messine reste le créneau du « small & mid cap » qui a été très difficile dans l'Hexagone l'an passé (lire ci-dessous).
À noter aussi la bonne place de Centerview qui est arrivée dans les dix premières maisons en France grâce notamment à sa forte présence aux côtés de L'Oréal qui a été très actif cette année en matière d'acquisitions (Kering Beauté et Galderma).
En revanche, Evercore n'a pas encore réussi ce même challenge en dépit du débauchage de banquiers dans d'autres maisons. Lazard figure tout de même en cinquième position en France devant Morgan Stanley et BNP Paribas, deux banques qui disposent de la puissance de leur bilan pour épauler les banquiers d'affaires. Lazard va continuer de dominer l'actualité des fusions et acquisitions en 2026 avec son mandat de conseil auprès de Patrick Drahi pour la vente des actifs d'Altice France dont l'opérateur téléphonique SFR.
Selon nos informations Centerview aurait également d'importantes opérations dans son pipeline. En revanche, les banques qui s'étaient positionnées sur les grands deals de private equity ont souf-fert en 2025.