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Médias / Presse quotidienne nationale / 28/07/2025

Les éditeurs pris en sandwich

La plupart des quotidiens nationaux ne sont pas parus mercredi 23 juillet en raison d'une grève au sein des imprimeries du groupe Riccobono. Ont été notamment concernés par cet arrêt de travail à l'appel de la Filpac CGT les sites de Paris Offset Print (POP) à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et de Midi Print à Gallargues-le Montueux (Gard). Les deux composantes de la Fédération du Livre CGT, le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE) ainsi que le Syndicat des imprimeries de presse et de communication (Spic) entendaient ainsi protester contre le retard dans la mise en œuvre de l'accord de filière datant de 2024. Cosigné par le groupe Riccobono, les éditeurs de quotidiens nationaux éditeurs et l'État, il prévoit un plan de départs de quelque 200 ouvriers du Livre à l'échelle des imprimeries. À la clé, un financement de plusieurs dizaines de millions d'euros, abondé en partie par Bercy. Or, dans le contexte actuel de réduction drastique des dépenses publiques en 2026, le ministère de l'Économie tarderait à débloquer la ligne budgétaire prévue. Il attend parallèlement les conclusions du rapport de Sébastien Soriano sur l'avenir de la distribution (et de l'impression) de presse, toujours pas publiées. Conséquence, le coup de semonce de la CGT, adressé à l'État, pénalise en premier lieu les éditeurs.

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