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Médias / Radio / 15/06/2026

Une proposition de loi à l’automne pour soutenir la radio

Le sénateur Laurent Lafon a reçu les représentants des radios privées au Sénat pour une réunion de travail, avant de présenter une proposition de loi à l’automne.

Les représentants de l'Alliance de la radio autour du sénateur Laurent Lafon (photo D.R.).
  • Ce que l’on sait. La semaine dernière, les représentants de l’Alliance de la radio, qui réunit les principales radios privées, ont été reçus au Sénat par Laurent Lafon, président de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication et auteur d’une proposition de loi consacrée à la radio, qui sera probablement présentée cet automne au Parlement. Autour de Constance Benqué, présidente de l’Alliance de la Radio et représentante de Lagardère Radio (Europe 1, RFM…), étaient présents Caroline Rogard, déléguée générale de l’Alliance, Maryam Salehi pour NRJ GROUP, Jonathan Curiel, directeur général de RTL, Alix de Montesquieu de RMC BFM, Sonia Forestier pour Skyrock, Prune de La Fage pour Radio Classique et Kevin Moignoux du SIRTI, le Syndicat des radios indépendantes.
  • Pourquoi c’est important. Cette proposition de loi entièrement consacrée à la radio, la première du genre, porte notamment sur la question de l’allègement des mentions légales dans les spots publicitaires diffusés à la radio. Ces mentions, qui sont inefficaces, occupent du temps d’antenne et nuisent à la qualité d’écoute, les auditeurs les jugeant répulsives. Elles pourraient à la place être hébergées sur un site dédié. Autre mesure, l’obligation pour les constructeurs automobiles d’équiper les nouveaux véhicules de radios, alors que beaucoup misent désormais sur de simples interfaces numériques connectées. En effet, un récepteur FM et DAB + permet de garantir la réception même en cas de problèmes de réseau mobile et une forme de souveraineté et de résilience. L’Italie vient d’adopter une mesure identique. En France plus de la moitié de l’écoute de la radio se fait en voiture.
  • En coulisses. Les représentants des radios privées ont profité de cette réunion de travail, pour alerter le sénateur sur une mesure qu’ils estiment contraire au pluralisme, alors que nous entrons dans une importante période électorale. En effet, par mesure d’économies, Radio France a décidé de supprimer environ 300 émetteurs de France Musique… mais de conserver une cinquantaine de ces fréquences pour les réattribuer à France Info. "Mécaniquement, Radio France va bénéficier d’un bassin de 9 millions d’auditeurs supplémentaires et va probablement redevenir 2e radio de France lors des prochains sondages", estime l’un des membres de l’Alliance, inquiet des conséquences publicitaires et économiques de cette modification massive et non concertée du paysage radiophonique. Aujourd’hui, les radios privées, écoutées par 3 Français sur 4, ne couvrent que 60 % du territoire, quand Radio France bénéficie déjà de 90 % de couverture, rappelle ce même représentant de l’Alliance.
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