Artémis émet des obligations avec une prime indexée sur Kering >
Si les ventes à découvert d'actions Kering sont à un niveau élevé, chez Artémis, le navire amiral de la famille Pinault qui détient 42,34 % du groupe de luxe et 59 % des droits de vote, on reste serein et confiant dans l'évolution du cours. En témoigne cette émission d'obligations pour un montant de 400 millions d'euros lancée il y a quelques jours par le family-office avec JP Morgan, Cacib, Natixis et BNP Paribas comme coordinateurs mondiaux. Les obligations portent un coupon proche de 1,5 %, ce qui est très modeste et lié au fait que la prime de remboursement est de 35 % en fonction de la performance des actions Kering d'ici fin 2030. Selon nos informations, vendredi soir, la demande de ces obligations portait sur plus de 820 millions d'euros. Mais Artémis ne comptait pas lever plus que les 400 millions escomptés. Dans la mesure où cette émission s'inscrit dans un contexte d'optimisation des frais financiers avec en ligne de mire le remboursement en numéraire des obligations convertibles en actions Puma émises il y a cinq ans pour un montant de 500 millions d'euros. Artémis affiche une dette financière nette d'un peu plus de 7 milliards d'euros, liée notamment au financement de l'acquisition de 53 % de l'agence de gestion des droits d'artistes, de sportifs ou de personnalités Creative Artists Agency. Cette dette représente un cinquième de la valeur des actifs réévalués d'Artémis (Kering, Ponant, Christie's, Château Latour, et une petite partie de la Collection Pinault).