En 2024, Lazard a dominé encore une fois le marché français du M&A… >
Selon les données fournies par LSEG (London Stock Exchange Group – ex Refinitiv), la banque Lazard Frères, que dirige Jean-Louis Girodolle, a dominé le marché français des fusions acquisitions au cours de l'année 2024. La banque d'affaires du boulevard Haussmann a participé à pas moins de 88 opérations financières pour un montant total de 57 milliards d'euros. L'an passé, LSEG, qui avait déjà classé Lazard en tête pour la France, ne lui avait attribué qu'un montant de deals de 22 milliards d'euros. C'est dire si la banque conseil de CD & R, à l'occasion du rachat de l'activité grand public de Sanofi, ou de Saint-Gobain, à l'occasion du rachat de CSR, a fait un bond significatif l'an passé quant à l'importance des deals traités. Par comparaison, Rothschild & Co qui s'était classée deuxième en valeur (chez LSEG) l'an passé, avec un montant d'opérations très proche de celui de Lazard, chute à la dixième place en 2024 (neuvième place chez Dealogic) et affiche seulement 23 milliards d'euros d'opérations réalisées. En revanche, la banque d'affaires que dirige Alexandre de Rothschild – même si c'est Cyril de Mont-Marin qui coordonne l'ensemble de l'activité fusions et acquisitions – reste toujours numéro un du marché français par le nombre d'opérations conclues (127 chez LSEG et 106 chez Dealogic). La banque d'affaires de l'avenue de Messine profite du dynamisme de sa division Transaction R qui traite des opérations financières concernant les entreprises de taille moyenne. Pour expliquer le décalage entre la valeur des deals qu'elle a conclue, la banque Rothschild & Co explique que, parmi les 127 deals annoncés cette année, 87 n'ont pas été renseignés en valeur par LSEG. Ces League Tables apportent un démenti à ceux qui ont vu dans le départ de Lazard de Charles Andrez, d'Andrea Bozzi et de Charles-Henri Filippi en direction d'Evercore, un possible élément de faiblesse pour la filiale française de Lazard Group.