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Business / Actionnariat et financement / 12/11/2024

Comment rester un acteur de la consolidation du secteur aérien

Alors que ses concurrents multiplient les acquisitions dans un mouvement de consolidation, dont certains observateurs prédisent qu'il devrait aboutir à une douzaine de compagnies « premium » (par opposition aux low cost) dans le monde, le bilan d'Air France-KLM obère sa capacité à financer des opérations de croissance externe. Beaucoup pensent que la compagnie ne pourrait pas suivre en cas d'enchères sur certains dossiers, comme le rachat de TAP, par exemple. Le dossier de la privatisation de la compagnie portugaise attise les convoitises : sont sur les rangs IAG, Lufthansa et Air France-KLM, qui a pris en août dernier une participation minoritaire (19,9 %) dans la compagnie scandinave SAS au nez et à la barbe de sa rivale allemande.

Le groupe franco-néerlandais doit combler son retard, IAG et Lufthansa ayant largement avancé leur pion – au point que la Commission européenne pourrait les bloquer dans le dossier TAP ; une fenêtre pour Air France-KLM. Reste la question du financement : « Une augmentation de capital ne nous semble pas être à l'ordre du jour à court terme, indique Yan Derocles. Il lui faut donc réaliser les synergies d'un groupe qui n'a jamais vraiment fusionné ses activités. » Consommer le mariage, donc mettre fin au contrôle des parents que sont les États français et néerlandais, offrirait au groupe une nouvelle gouvernance, gage de liberté. À l'heure où la question de la cession des participations de l'État est sur la table du gouvernement Barnier.

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