Les éditeurs français de quotidiens veulent faire entendre leur voix à Bruxelles >
La mise en œuvre du règlement européen sur l'Intelligence artificielle (AI Act), sur laquelle travaille depuis juillet dernier un groupe d'expert de la Commission, est suivie de près par les producteurs de contenus protégés, au titre desquels figurent les médias, mais aussi notamment les industries de la musique et du cinéma. Sous la bannière de l'European Newspapers Publishers Association (ENPA), les éditeurs de quotidiens nationaux ont ainsi écrit le 29 octobre aux différentes institutions à Bruxelles pour que l'esprit du texte soit respecté à la lettre lors de son application. Il est notamment prévu que les services d'IA générative détaillent régulièrement les sources utilisées. Face aux lobbies de l'industrie de la Tech, très puissants à Bruxelles, les éditeurs veulent éviter de se retrouver dans la même situation qu'en 2022 et en 2023. L'entrée en vigueur du Digital Services Act, visant à proscrire la haine sur Internet, ainsi que du Code renforcé sur la désinformation, s'était effectuée plutôt au détriment des médias.