Au patrimoine immatériel de la France et de l'Unesco ? >
Les dirigeants du groupe de presse communiste, Fabien Gay et Anthony Daguet, espèrent faire inscrire la Fête de l'Humanité, créée en 1930, au patrimoine immatériel de la France mais aussi de l'Unesco en 2026. Nommée le 21 octobre dernier à la direction de la Fête de l'Humanité, pour remplacer Thibaut Weiss, Sofia Boutrih aura ainsi pour mission de monter en 2025 le dossier auprès du ministère de la Culture et de l'Unesco. Cette ancienne consultante du cabinet d'audit Progexa, et élue communiste de Saint-Denis (93), sera épaulée dans ce cadre par l'historien de gauche Nicolas Offenstadt. Parallèlement, L'Humanité réfléchit au lancement de nouvelles éditions de son événement en régions Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie. Des déclinaisons locales de la Fête de l'Humanité se tiennent déjà à Rouen depuis 2004 et en Bretagne depuis trente ans. Avec 450 000 visiteurs en 2024, la Fête de l'Humanité a généré un petit bénéfice compris entre 100 000 et 200 000 euros. Cette manifestation constitue essentiellement un vecteur de communication et de notoriété pour le quotidien communiste (36 000 exemplaires en 2023-2024 selon les chiffres de l'ACPM). Désormais à l'équilibre, L'Humanité a réalisé 30 millions d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière.