RSF et les patrons de presse mettent la pression pour une meilleure redistribution de la valeur >
Chacune de leur côté, l'ONG Reporters sans frontière et l'Association de la presse d'information générale (Apig), représentant les éditeurs de quotidiens, viennent d'enfoncer un nouveau coin sur la question des royalties versées par les Gafam pour l'utilisation des contenus des médias. Thibaut Bruttin, secrétaire général de RSF, préconise qu'une partie de ces montants soit affectée, sous forme de taxe, au financement de l'audiovisuel public. La proposition de loi sénatoriale organique sur le financement de l'audiovisuel public est actuellement examinée. Elle penche plutôt vers un prélèvement d'une fraction de TVA.
De son côté, l'Apig, qui réunit sous sa bannière quelque 300 titres de la presse nationale et régionale, compte revoir à la hausse l'accord-cadre sur le droit voisin au droit d'auteur signé en 2022 avec Google. L'organisation patronale a notamment sollicité la réouverture de négociations auprès de Google et de Meta. Plusieurs quotidiens dont Le Figaro, Le Monde et Libération, ainsi que l'hebdomadaire L'Express avaient trouvé un accord dès 2021 avec La firme de Mountain View notamment. Elle est la première utilisatrice de contenu rédactionnel grâce à son moteur de recherche et son fil d'informations Google actualités.