… qui comptera une vingtaine de banquiers >
Ce n'est pas un hasard si Andrea Bozzi rejoint Charles-Henri Filippi dans cette nouvelle aventure. Tous les deux ont travaillé ensemble sur la cession, par Vivendi, d'Editis au groupe CMI France de Daniel Kretínský, qui marquait le retour de Vincent Bolloré dans la cohorte des grands clients de Lazard. Et ils ont commencé à dessiner, ensemble, et avec l'avocat Dominique Bompoint, les grandes lignes de la scission de Vivendi en quatre entités séparées, dont deux feront l'objet d'une cotation en Bourse : Canal+ et Havas.
Âgé de 57 ans, Andrea Bozzi, est diplômé d'HEC. Il a commencé sa carrière comme analyste financier chez Wasserstein Perella & Co pour la France et l'Italie, avant de rejoindre Lazard en 1993 où il est devenu associé-gérant en 2001. Il a quitté une première fois cette banque en 2008 pour passer chez Calyon puis, en 2015, chez Credit Suisse, avant de retourner chez Lazard en 2018. Son autre compère est Charles Andrez, ex-associé-gérant chez Lazard, 48 ans, en charge des opérations de private equity, après avoir œuvré chez ING Barings, Edmond de Rothschild et Hawkpoint Partners.
Tous deux vont coopérer avec Jasmine Hunet Lamourille, elle aussi spécialisée dans le private equity, qui était passée il y a un an du bureau londonien d'Evercore à celui de Paris, avec Laurence Hainault, arrivée en 2023 en provenance du Credit Suisse et avec Paul-Emmanuel Prunet, spécialisé sur les secteurs de l'industrie et des technologies, qui a travaillé chez Evercore à New York. Au total, le nouveau bureau parisien d'Evercore devrait compter une vingtaine de banquiers, directement au contact des clients. L'ambition d'Evercore est de grossir et d'accroître sa présence sur un marché de Paris très concurrentiel et où les boutiques américaines se bousculent déjà.