Les cartes rebattues à Marianne >
La rédaction de l'hebdomadaireMarianne(CMI France) s'est finalement prononcée à l'unanimité jeudi 27 juin contre sa cession à Otium Capital, holding dePierre-Édouard Stérin, jusqu'à présent pressentie pour emporter la mise. En cause, les engagements politiques du milliardaire fondateur de Smartbox en faveur du RN, non compatibles, selon les journalistes, avec les garanties d'indépendance apportées préalablement. Conséquence de cette volte-face et de ce refus, la seconde offre de reprise portée parJean-Martial Lefrancrevient dans la course. L'éditeur et président de la Financière des loisirs (L'Écran Fantastique, etc.) a, dans l'intervalle, monté un tour de table capable d'apporter 5 millions d'euros pour l'acquisition et la relance deMarianne. Y figurent ainsiPhilippe Corrot, PDG de la licorne Mirakl, etJoan Beaufort, à la tête de La Royale Investments, opérant dans la fintech, le gaming et l'immobilier.Henri de Bodinat, ex-PDG de Marshall Group en France, etPhilippe Englebert, gérant chez Lazard, sont aussi parties prenantes. Enfin, Jean-Martial Lefranc, qui prendra la présidence deMariannesi son offre est retenue parDaniel Kretínský, s'appuiera sur un partenariat avec le groupe deGeoffrey La Rocca(Konbini). Objectif, refondre l'infrastructure numérique deMarianne. À ce titre, l'augmentation des recettes digitales, environ un million d'euros en 2023, ainsi que de la publicité (500 000 euros l'année dernière), figurent comme les priorités du candidat à la reprise. Marianne SA, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 10,5 millions d'euros, a essuyé des pertes de l'ordre de 3 millions d'euros en 2023.