Comment Daniel Kretínský rebat les cartes de ses participations médias >
Le milliardaire tchèque Daniel Kretínský, propriétaire de CMI France (Elle, Marianne, Télé 7 Jours, Franc-Tireur) vient d'entrer en négociations exclusives avec Nicolas Beytout pour prendre une participation dans Bey Médias, société éditrice du quotidien libéral L'Opinion. Il devrait ainsi acquérir 49 % de la holding du dirigeant, NS Médias, détenant elle-même 38 % du capital du titre qu'il a lancé en 2013. Cette entrée minoritaire de Daniel Kretínský au tour de table de L'Opinion, à côté des autres actionnaires, la holding des Bettencourt-Meyers, Téthys, Fisher Investments Europe, le groupe Dow Jones et Motier, le family office des Houzé, est prévue pour trois ans, avant qu'il n'en prenne en principe le contrôle. Denis Olivennes, président du conseil de surveillance de CMI France, est venu, vendredi 13 juin, rencontrer les salariés de L'Opinion. Il leur a garanti le maintien de la ligne éditoriale du quotidien et la non-ingérence du futur actionnaire dans la ligne éditoriale. Il avait également mené, début juin, une autre opération de déminage, cette fois auprès des journalistes de Marianne, newsmagazine souverainiste dont Daniel Kretínský souhaite, au contraire, se séparer pour des questions idéologiques. L'ancien PDG de la FNAC était également venu apporter des garanties d'indépendance de la part du repreneur pressenti, Pierre-Édouard Stérin, connu pour des positions conservatrices. Au même titre que Marianne, le tycoon tchèque a aussi décidé revendre la chaîne d'information économique B Smart au groupe Icade (gestion de fortune, etc.), mais pour raison de résultats financiers insuffisants.