David Layani gagne la bataille Atos avec le soutien des créanciers… >
Même si Daniel Kretínský a mis toutes ses forces dans la bataille, cela n'aura pas suffi à convaincre le board d'Atos et la conciliatrice Hélène Bourbouloux. Au contraire, Jean-Pierre Mustier et l'ensemble du conseil d'administration d'Atos ont estimé que l'offre formulée par le consortium, composé de Onepoint, Butler Industries et Econocom, ainsi que d'un groupe de certains créanciers financiers de la société, « assure une structure de capital plus solide et apporte notamment des liquidités financières adéquates pour financer l'activité ». Alors que tout le discours des équipes de Daniel Kretínský visait à dire que seul le plan déposé par EPEI permettait un redressement durable d'Atos. David Layani a surtout profité du soutien des créanciers, dont certains ont gardé un mauvais souvenir de la manière dont ils ont été traités par le magnat tchèque dans le dossier Casino. Le plan final de restructuration financière prévoit une conversion de la dette existante à hauteur de 2,9 milliards d'euros en actions, l'apport de 1,5 milliard d'euros de nouveaux fonds sous forme de dette (dont 300 millions d'euros de garanties bancaires), l'apport de 250 millions d'euros de fonds propres, dont 175 millions d'euros provenant du consortium Onepoint, pour 21 % des fonds propres entièrement dilués et 75 millions provenant des créanciers, pour 9 % des fonds propres. Désormais, les banquiers de David Laya-ni (François Kayat et François Guichot-Pérère chez Lazard Frères) et son avocat spécialiste des restructurations (Saam Golshani de White & Case) travaillent, sous l'égide de la conciliatrice, à finaliser la documentation contractuelle. Deux ans après le début du feuilleton Atos, dans le sillage du départ de Rodolphe Belmer en désaccord avec la stratégie de Bertrand Meunier. l