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Business / Nouvelle-Calédonie / 17/06/2024

La Chine et l'Indonésie étouffent petit à petit le marché du nickel

Alors que les prix mondiaux du nickel se sont effondrés de plus de 60 % depuis leur plus haut de mars 2022, la filière calédonienne (5,6 % des réserves mondiales) peine à sortir la tête de l'eau. L'industrie du nickel, qui représente 20 à 25 % de l'emploi privé sur l'île et environ 20 % de son PIB, subit de plein fouet, côté offre, la concurrence asiatique, et, côté demande, le ralentissement des ventes de véhicules électriques dont le nickel permet la fabrication des certaines batteries.

L'explosion de la production indonésienne, majoritairement financée par des industriels chinois, a conduit à la formation d'un oligopole particulièrement agressif qui n'hésite pas à évincer les acteurs moins compétitifs, parfois au moyen de pratiques anti-concurrentielles. À elles deux, la Chine et l'Indonésie maîtrisent 37 % des capacités de production de nickel de qualité batterie et 84 % des capacités de raffinage.

Une situation préoccupante pour Paris et Bruxelles qui comptent sur la filière du nickel en Nouvelle-Calédonie pour sécuriser leurs approvisionnements. Si toutes les conditions sont réunies, celle-ci pourrait fournir jusqu'à 85 % des besoins des giga-factories françaises en 2030 et 14 % des besoins de l'UE en 2035, selon un rapport remis au gouvernement l'été dernier, rappelant que des « transformations profondes » conditionnaient la viabilité du secteur à long terme.

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