Vers un possible report du vote des députés ? >
Prévu en principe mardi 28 mai, le vote des députés sur le projet de réforme de l'audiovisuel public porté par Rachida Dati pouvait être reporté pour deux raisons à l'heure où La Lettre de L'Expansion mettait sous presse. D'une part, la grève déclenchée par les syndicats de France Télévisions et de Radio France les 23 et 24 mai, pendant les débats à l'Assemblée nationale, aurait été suivie massivement. Selon un syndicaliste de Radio France, 70 % des salariés présents auraient adhéré au mouvement, soit 2 000 collaborateurs sur 2 800. Dans le contexte actuel, déjà troublé par les émeutes en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement de Gabriel Attal souhaite ne pas donner une nouvelle fois l'impression de passer en force, a fortiori sur un sujet aussi sensible que les médias publics.
De façon plus prosaïque, l'examen du projet de loi d'orientation pour la souveraineté en matière agricole, débuté le 15 mai à l'Assemblée, a pris du retard en raison des milliers d'amendements déposés par les oppositions. Le vote de ce texte, prioritaire pour l'exécutif, pourrait donc en cascade retarder celui du projet de la ministre de la Culture. Il prévoit à l'horizon du 1er janvier 2025 la mise en place d'une holding baptisée France Médias, chapeautant Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Puis un an plus tard, la fusion des filiales dans une seule entité à la gouvernance unique. l