La structure d'incubation des Agnelli a investi dans 60 start-up en deux ans >
Au moment où Exor, le navire-amiral de la famille Agnelli, a décidé de quitter l'Italie pour les Pays-Bas, il a créé un fonds de capital-venture pour aider à l'amorçage de start-up italiennes, ou qui ont au moins un fondateur italien. Après deux années d'existence, le bilan est plutôt flatteur. Vento, puisque c'est son nom, a examiné plus de 2 400 candidatures (soit 100 par mois) et investi dans 60 entreprises. Les tickets investis sont plutôt modestes et dépassent rarement 150 000 euros. En très peu de temps, ce fonds, dirigé par Diyala D'Aveni, est devenu la plus importante structure non gouvernementale d'Italie de ce type, avec un portefeuille d'entreprises très diversifié. Le secteur des Health Tech et des Biotech représente 20 % de l'ensemble des investissements. Les start-up présentes dans les domaines des logiciels, des SaaS ou des Marketplace, constituent 35 % de l'actif. La Fintech et la Deeptech pèsent chacune à hauteur de 10 %. D'emblée, la famille Agnelli a imposé à ce fonds, comme règle de fonctionnement, la rapidité du processus de décision, avec une moyenne de cinq jours pour la communication des résultats. De surcroît, 30 % des start-up accompagnées par Vento ont été créées par des femmes. Enfin, l'approche innovante du fonds consiste à sélectionner des talents en phase de « pré-idée » et de « pré-équipe » et en les accompagnant financièrement. Ce n'est donc pas un hasard si Sam Altman, le PDG d'Open AI, rendra visite à Vento au mois de septembre prochain.