La bataille du dimanche profite au Parisien et à Aujourd'hui en France >
Après la parution de huit numéros, l'excitation qui avait entouré la sortie des premiers exemplaires de La Tribune Dimanche semble être retombée. Selon les chiffres de ventes, auxquels La Lettre de L'Expansion a eu accès sur la moyenne du mois d'octobre dernier, l'hebdomadaire dominical, financé par Rodolphe Saadé, affiche 29 000 ventes au numéro. Un chiffre honorable, mais réalisé surtout dans la capitale et qui, ne permet pas à l'armateur marseillais de rentabiliser son investissement et ses prestigieuses embauches (Bruno Jeudy, Ludovic Vigogne, Anna Cabana ou Soazig Quéméner).
De son côté, Le Journal du Dimanche, affiche des ventes moyennes au numéro de 42 000 exemplaires, inférieures de 16 % à celles enregistrées avant le tumultueux changement à la tête de la rédaction. Nul ne sait si c'est le résultat d'une rencontre récente entre Emmanuel Macron et Vincent Bolloré, mais les ministres y accordent désormais des interviews sans état d'âme. Il reste que le grand vainqueur de cette bataille dominicale, c'est Le Parisien Dimanche et son « frère jumeau » Aujourd'hui en France Dimanche, qui totalisent 60 000 ventes au numéro et 140 000 abonnés. Une situation qui va se conforter avec le passage sous les 20 000 exemplaires de La Tribune Dimanche. Tout cela dans un environnement défavorable à Rodolphe Saadé dans la presse, avec la grève qui vient d'affecter le quotidien La Provence. Le Parisien et Aujourd'hui en France ont profité de ce mois d'octobre pour enrichir leur offre éditoriale, sous l'égide de Nicolas Charbonneau qui aime à faire un journal pour « la majorité silencieuse ».