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Médias / Groupe La Manche Libre / 12/06/2023

L'appétit grandissant de la famille Leclerc

Sans tapage, le groupe La Manche Libre, basé à Saint-Lô en Normandie, avance ses pions dans le secteur de la presse hebdomadaire régional. Détenu par Benoît Leclerc, il vient de racheter Edit Ouest à Laval, l'un des derniers ensembles de presse hebdomadaire régionale (PHR) encore indépendant. Constitué du Courrier de la Mayenne, de Haut Anjou, de L'Écho d'Ancenis et des Nouvelles d'Anjou, et vendu par Loïc de Guébriant, Edit Ouest a réalisé plus de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022, via ses hebdomadaires très implantés en Mayenne et en Loire-Atlantique. Ce rachat permet à la famille Leclerc de conforter sa place de challenger face à Publihebdos, le département PHR de Ouest-France, puissant leader du secteur, fort de quelque 80 titres locaux. Le groupe normand détient déjà les deux premiers hebdomadaires français en diffusion avec La Manche Libre (49 000 exemplaires en 2022) et Le Courrier Cauchois (25 000 exemplaires en 2022). Ce dernier, basé à Yvetot en Seine-Maritime, était tombé dans l'escarcelle de Benoît Leclerc en 2017. Consolidées, les recettes du groupe, qui possède son imprimerie, ont atteint près de 20 millions d'euros l'année dernière. S'il reste attaché à l'ouest de la France, le dirigeant de La Manche Libre, n'hésite pas à tenter des incursions hors de son territoire. Benoît Leclerc a ainsi racheté en 2020 les deux hebdomadaires L'Écho du Berry, dans l'Indre, et La Renaissance, en Saône-et-Loire. La tentative du patron de PHR de se diversifier, en se positionnant en mars dernier sur la reprise du mensuel national VSD, s'était en revanche soldée par un échec. Le tribunal de commerce avait en effet retenu le groupe de magazines Heroes Media. l

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