Dans les coulisses de l'arrêt des Nouvelles Calédoniennes >
La liquidation judiciaire du groupe Melchior, éditeur du quotidien Les Nouvelles Calédoniennes et de cinq magazines, ne semble guère provoquer d'émoi chez les pouvoirs publics en métropole. Il s'agissait pourtant de l'unique quotidien d'information indépendant au sein du territoire ultramarin. Interpellé dès 2022 par le syndicat patronal des quotidiens sur les risques pour le pluralisme que ferait courir l'arrêt du journal, le ministre délégué chargé des Outre-mer, Jean-François Carenco, n'aurait pas pris la peine de répondre à ses demandes. Le cabinet d'Élisabeth Borne a également botté en touche le 14 mars… Lors de sa visite en métropole en octobre 2022, Yves Delauw, DG du groupe Melchior, avait pourtant reçu certaines assurances de la part de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) dépendant du ministère de la Culture. Reste à connaître les raisons de cet attentisme face à la chute annoncée des Nouvelles Calédoniennes. Plusieurs sources concordantes évoquent, en guise d'explication, leur remplacement probable par de nouveaux médias plus dociles, qui seront lancés à terme sur le caillou avec le soutien financier des collectivités. Serait notamment volontaire la province sud de Nouvelle-Calédonie, présidée par Sonia Backès, également secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté au sein du gouvernement Borne. l