Pourquoi les éditeurs de presse comptent sur Matignon >
Face au doublement du prix de la tonne de papier, entre 2021 et 2022, les éditeurs de quotidiens, rassemblés au sein de L'Alliance de la presse d'information générale (APIG), espèrent rapidement obtenir des compensations financières de la part de Matignon. Lors de récentes rencontres avec les conseillers à la Culture du cabinet d'Élisabeth Borne, Antoine Mory et Magali Valente, leurs représentants, ont suggéré de bénéficier des montants non dépensés au titre du crédit d'impôt pour les abonnements, initié fin 2020. Sur une enveloppe totale prévue de 135 millions d'euros sur trois ans, seulement 30 millions auraient été dépensés. Compte tenu des critères restrictifs d'utilisation, le dispositif, prévu jusqu'en 2023, sera abandonné fin décembre.
Afin d'appuyer leur demande de transfert, les éditeurs de quotidiens sont soutenus par la nouvelle DG de la Direction générale des médias et des industries culturelles. Dépendant désormais du ministère de la Culture, Florence Philbert figurait au cabinet de Matignon jusqu'en mars dernier. Reste à déterminer, en cas de report, les modalités et les conditions d'admission au futur dispositif d'aide à la presse. « Toutes les options sont actuellement sur la table. Matignon est très mobilisé pour trouver une solution d'ici à fin 2022 », selon un patron de quotidien.