Daniel Karyotis très bien placé pour diriger BPCE >
Selon nos informations, c'est bien Daniel Karyotis, le directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, qui est le mieux placé pour succéder à Laurent Mignon comme président du directoire de BPCE. À la différence de son prédécesseur, François Pérol, aujourd'hui patron opérationnel de Rothschild & Co, Laurent Mignon a annoncé son départ et son arrivée à la tête de Wendel au plus tard le 1er janvier prochain, sans avoir préparé sa succession. Le conseil de surveillance de BPCE, que préside Thierry Cahn (65 ans), par ailleurs président de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne, a donc peu de temps pour désigner un nouveau patron du directoire, avec l'aide du comité des nominations. Ce dernier est présidé par Valérie Pancrazi, membre indépendant du conseil. En font partie : Catherine Amin-Garde, présidente du conseil d'orientation et de surveillance de la Caisse d'Épargne Loire Drôme Ardèche ; Gérard Bellemon, président du conseil d'administration de la Banque Populaire Val de France ; Alain Di Crescenzo, président du conseil d'orientation et de surveillance de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées ; Daniel Karyotis, obligé de se déporter ; Didier Patault, président du directoire de la Caisse d'Épargne Île-de-France ; et Marie Pic-Pâris Allavena, présidente du conseil d'administration de la Banque Populaire Rives de Paris.
Parmi les personnalités internes au groupe qui ont fait acte de candidature, on trouve Olivier Klein, le directeur général de la Bred, mais qui est âgé de 65 ans, la limite statutaire pour occuper le poste de président du directoire. Problème d'âge aussi pour Nicolas Namias, directeur général de Natixis et membre du directoire, âgé de 46 ans et dont certains jugent qu'il manque encore de « charisme ». Restent donc deux directeurs de banques régionales : Laurent Roubin, patron de la Caisse d'Épargne des Hauts-de-France et Daniel Karyotis, celui de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes. Mais ce dernier « coche toutes les cases » en ayant été un excellent directeur général de la Banque Palatine, avant de s'occuper de la stratégie de BPCE et de replonger à la tête d'une banque de province. Résultat des courses sans doute très vite, de manière à éviter que se prolonge cette période d'incertitude pour le groupe bancaire.