Atos face à la pression des ventes à découvert >
Il y a un an, Atos affichait une capitalisation boursière de 5,7 milliards d'euros. Et déjà, plusieurs analystes évoquaient les difficultés qui attendaient le groupe, notamment dans son activité infogérance. En fin de semaine, après que l'action a été malmenée pendant plusieurs séances, le groupe n'affichait plus qu'une valeur boursière de 820 millions d'euros. Soit moins que le prix auquel le groupe pourrait sans doute céder son activité cyber, si recherchée par Orange, Airbus ou Thales. Bien sûr, depuis un an, le groupe a eu trois managers différents. Bien sûr, son dernier Capital Market Day, le 14 juin a été une catastrophe, avec l'annonce du départ de Rodolphe Belmer(lire ci-dessus). Bien sûr, certains fonds activistes ont eu intérêt à déployer un « bad buzz » autour des perspectives d'Atos. Il reste que le groupe est aujourd'hui prisonnier de la spirale infernale des ventes à découvert (on estime que plus de 12 % du capital est « shorté » par des hedge fund, voire par des créanciers obligataires). Et pourtant le triumvirat qui dirige le groupe a obtenu le refinancement espéré avec un term loan de 1,5 milliard d'euros et une RCF de 900 millions d'euros avec des covenants plus confortables. De quoi donner du temps à la transformation du groupe que mène activement Diane Galbe. Il reste qu'à ses niveaux de cours, la défiance des investisseurs est telle que tout peut arriver. Y compris une action hostile.