Les quotidiens pourraient demander un bouclier >
Les éditeurs de quotidiens, regroupés au sein de l'Alliance de la presse d'information politique et générale (Apig), continuent à interpeller les pouvoirs publics concernant la hausse exponentielle du prix du papier. Ils ont à nouveau frappé à la porte de Valois et de Bercy pour obtenir des compensations financières, voire un bouclier tarifaire, à l'instar d'autres professions comme les transports routiers. Dans un contexte de restriction budgétaire, les éditeurs de quotidiens estimeraient que Bercy garde des marges de manœuvre vis-à-vis de la filière presse. Ainsi, les 120 millions d'euros budgétés sur deux ans sous forme de crédits d'impôts pour encourager la collecte de nouveaux abonnés, auraient été à peine écornés du fait de la complexité du dispositif.
En un an, le cours de la tonne de papier a presque doublé dépassant 1 000 euros en 2022. Sur la seule année 2021, le surcoût de cette hausse se chiffrerait à 100 millions d'euros, selon un expert du secteur. De quoi effacer, en partie, les bénéfices de ces titres et en totalité les gains obtenus récemment sur le droit voisin au droit d'auteur auprès des Gafam.