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Médias / Pôle radio / 16/05/2022

Pourquoi Lagardère sanctuarise ses radios

L'annonce le 9 mai par Arnaud Lagardère de conserver la haute main sur le pôle radio de son groupe (Europe 1, RFM et Virgin) peut être interprétée différemment. Alors qu'une OPA amicale de la part de Vivendi est en cours jusqu'au 23 mai, cette décision peut s'apparenter à une défiance vis-à-vis de Vincent Bolloré. La décision d'Arnaud Lagardère d'apporter ses titres à l'offre subsidiaire de Vivendi pencherait dans ce sens. La raison de cette volte-face d'Arnaud Lagardère, qui depuis des mois vante le bien-fondé de la reprise de l'intégralité de son groupe par Vivendi, reste toutefois difficilement explicable. Dans les faits, une autre hypothèse circule au sein de Lagardère. Si la cession d'Hachette Livres à Vivendi (déjà propriétaire d'Editis), traitée largement en amont, est en bonne voie d'obtenir une validation par la Commission européenne, l'autorisation de l'Arcom également nécessaire pour la vente des radios aurait, au contraire, été largement occultée. Outre le délai de réponse de l'autorité, retardant inévitablement l'OPA, Vivendi risquait, de surcroît, d'être retoqué sur la base des textes de lois anti-concentration sur les médias. La solution d'extraire le pôle radio du périmètre de l'OPA, tout en garantissant officieusement à Vivendi le pouvoir de décision notamment sur Europe 1, aurait donc constitué le montage le plus approprié, selon un banquier proche du dossier.

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