Pourquoi Denis Duverne va manquer à Axa… >
Entré chez Axa en 1995, Denis Duverne a longtemps été le grand argentier de l'assureur français, avant d'en être le numéro deux puis de devenir président non exécutif lors du remplacement d'Henri de Castries par Thomas Buberl. Jeudi 28 avril il présidera « sa » dernière assemblée des actionnaires du groupe en présence de son successeur Antoine Gosset-Grainville. Il va aussi abandonner la présidence de l'Insurance Development Forum qu'il occupe depuis 2018 et qui a joué un rôle très important dans la prise en compte par les assureurs des risques climatiques. Ce regroupement des plus grands assureurs mondiaux constitue une forme de partenariat public-privé soutenu par la Banque mondiale et les Nations Unies, et vise à améliorer l'utilisation de l'assurance pour renforcer la résilience face aux catastrophes. Il a permis d'ancrer dans les esprits que l'assurance est une condition du développement économique et non une conséquence. Denis Duverne a également joué un grand rôle dans la volonté du groupe Axa d'accompagner de grands pays africains, comme l'Égypte ou le Nigeria, en plus des pays d'Afrique francophone, en prenant en charge l'établissement de centres de soins.
À 68 ans, il va avoir une retraite « raisonnablement occupée » en restant président de la Fondation pour la recherche médicale, président de Saint-Jean-de-Passy et en relançant, avec Serge Weinberg, les incitations des plus aisés à donner 10 % de leur fortune ou de leurs revenus.