Le navire Corse Matin par gros temps >
Jean-Christophe Serfati est largement attendu, le 21 juillet, sur l'avenir du quotidien corse, lors du comité social et économique. Le P-DG de La Provence (Groupe Bernard Tapie) et de Corse Presse, société éditrice de Corse Matin, devrait notamment donner des indications concernant le futur tour de table capitalistique du titre. Depuis plusieurs mois, Corsica Maritima Holding, actionnaire à hauteur de 49 % depuis 2018, souhaite se désengager de Corse Presse. Dans ce contexte, le consortium d'entreprises de l'île de beauté a obtenu que La Provence, qui détient la filiale corse à 51 %, en récupère la direction opérationnelle au moins jusqu'à la fin de l'année. La précédente gestion de Corse Matin a occasionné des pertes de plus de 4 millions d'euros en 2020, pour 19 millions d'euros de chiffre d'affaires. Jean-Christophe Serfati doit désormais trouver une solution pour renflouer les caisses du quotidien. Le dirigeant a estimé en interne à 3 millions d'euros le besoin urgent de trésorerie. S'il place peu d'espoir dans le groupe Bernard Tapie, lui-même en graves difficultés, NJJ apparaîtrait comme le sauveur de Corse Presse. Déjà détentrice de 11 % du capital de La Provence, la holding de Xavier Niel est pressentie pour reprendre, à terme, la totalité des actifs médias de Tapie dans le Sud.