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Médias / Environnement / 12/04/2021

La presse rechigne à l'éco-contribution

La synthèse du rapport sur la responsabilité environnementale de presse imprimée, arrivé le 6 avril sur le bureau de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a permis de chiffrer les mesures prévues dans la loi de février 2020 contre le gaspillage et pour l'économie circulaire (Agec). La mission interministérielle, confiée au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et à l'Inspection générale des affaires culturelles (IGAC), devait évaluer l'impact financier des trois principales mesures du texte concernant la presse. Il s'agit notamment de l'interdiction, à partir du 1er janvier 2022, des emballages en plastique pour l'expédition des journaux aux abonnés. Les encres d'impression à base d'huile minérale seront-elles aussi bannies au 1er janvier 2025. La suppression en deux temps de l'éco-contribution en nature, qui permet aux éditeurs de payer la majeure partie de cette taxe sous forme d'échange publicitaire, constitue la principale pierre d'achoppement mis en exergue dans le rapport. Elle se chiffrerait à 25 millions d'euros, selon un représentant d'une organisation professionnelle de la presse, qui dénonce un choix idéologique de la loi, a fortiori dans un contexte de crise pour les médias. Conséquence : les trois principaux syndicats d'éditeurs montent au créneau pour revenir sur l'éco-contribution. Après avoir rencontré, le 7 avril, le cabinet de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, il pousse également un amendement « favorable » dans le cadre de la loi Climat qui sera discutée au Parlement courant avril.

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