Frédéric Daruty en première ligne à 20 minutes >
Le président de 20 minutes (Rossel-Ouest France) s'est exprimé vendredi 19 mars devant les salariés du média gratuit. Frédéric Daruty, qui a fait l'objet d'une motion de défiance de la rédaction une semaine plus tôt, devait annoncer plusieurs mesures supplémentaires destinées à réaliser des économies. En premier lieu, la mise en chômage partiel de l'ensemble des salariés sera effectuée à hauteur de 20 % du temps de travail. Il envisage, par ailleurs, de développer « le Flex office » avec une diminution de 40 % des bureaux physiques. Dans ce contexte, une partie des locaux, situés dans le quartier parisien de Montparnasse, pourraient être sous-loués. L'autre hypothèse serait un déménagement dans un immeuble plus petit. 20 minutes, dont les recettes sont exclusivement issues de la publicité, a vu son chiffre d'affaires reculer sensiblement en 2020 (42 millions d'euros en 2019). À la clé, le moindre investissement des annonceurs. Le média avait déjà commencé à réduire la voilure fin décembre 2020. Il avait enclenché un plan de six licenciements collectifs incluant quatre journalistes, notamment à l'édition toulousaine, et deux commerciaux.