Les radios privées interpellent Roselyne Bachelot >
Les principaux groupes privés de radio (M6, Lagardère, NRJ, Nextradio TV) devaient écrire en fin de semaine dernière à la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Ils entendaient ainsi protester avec force contre le nouveau contrat d'objectif et de moyens (COM) qui liera l'État et Radio France pour la période 2020-2022. Le texte, écrit par les services de la rue de Valois, se trouve à la signature de la ministre après avoir reçu un avis favorable de l'Assemblée et du CSA, mais négatif de la part du Sénat. En cause, le déplafonnement inclus dans le prochain COM des ressources publicitaires en faveur du groupe audiovisuel public. Le plafond annuel actuel, 42 millions d'euros, s'ajoute déjà aux 580 millions d'euros perçus par le groupe Radio France au titre de la contribution à l'audiovisuel public. Dans un contexte de baisse de 15 % des ressources publicitaires des radios privées en 2020 (550 millions d'euros de recettes), les groupes pointent un risque supplémentaire d'affaiblissement de leur chiffre d'affaires commercial. Devant l'Assemblée nationale, qui l'auditionnait mercredi 3 février, Sibyle Veil, présidente de Radio France, a argué de l'obligation qui lui est faite par Bercy et Valois de réaliser 20 millions d'économie sur cinq ans et de trouver de nouveaux revenus. Entre les pressions des deux camps, le choix de Roselyne Bachelot s'annonce épineux.