Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Médias / 02/03/2020

PRESSTALIS BIENTÔT EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE ?

Selon plusieurs sources concordantes, la plus probable des hypothèses pour trouver une issue à la crise qui secoue Presstalis en raison de l'accélération de baisse la diffusion de la presse (-5 % en moyenne par an depuis 2015) consisterait à placer, dès mars, la messagerie en redressement judiciaire. Les juges du tribunal de commerce de Paris étudient sérieusement cette piste qui paraît désormais inéluctable. Principal avantage de la procédure, l'apurement du passif de Presstalis qui intègre 425 millions de fonds propres négatifs, 140 millions d'euros de prêts de l'État, ainsi que les dettes vis-à-vis des fournisseurs et des éditeurs. Au total, le montant des créances avoisinerait les 600 millions d'euros. Ce gel des créances pourrait ainsi être fatal à nombre de petites sociétés de presse. Même chez les plus gros éditeurs, la situation aléatoire de Presstalis commence à poser des problèmes. Ainsi, au Monde, la sortie de deux collections de guides sur le savoir, prévue au printemps, a été retardée à la rentrée de septembre compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la première messagerie française. Restera, si la solution du redressement judiciaire est retenue, à la financer. La somme de 80 millions d'euros est avancée pour financer notamment la réduction drastique des effectifs (ils passeraient de 1 000 à 250 salariés), que ni les magazines, ni les quotidiens, ni l'État, ne veulent payer. Mandaté par le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), l'ancien patron de Conforama, Cédric Dugardin, se retrouve face à un redoutable défi.
Cette semaine, dans la rubrique Médias
Mais aussi