FABRIGE BREGIER >
FABRIGE BREGIER rebondit chez Palantir. L'ancien numéro deux d'Airbus, parti comme tant d'autres pour divergences stratégiques avec Tom Enders, aurait pu diriger un grand groupe industriel français ou européen, voire une star du CAC 40, tant son « track-record » est excellent. Finalement, il va prendre la tête de la filiale française de Palantir. Créée en 2004 à Palo Alto, cette licorne du numérique n'intrigue pas seulement par sa valorisation et son incroyable succès, mais parce que ses clients sont les services secrets du monde occidental. Même la DGSI a conclu un contrat avec Palantir pour améliorer son efficacité. Le secret de cette entreprise unique au monde et qui travaille pour le FBI comme pour Scotland Yard est bâti sur des algorithmes très puissants qui balayent toutes les bases de données, les messages numériques afin d'extraire de bases de données qui n'ont rien à voir entre elles, des corrélations que personne n'aurait pu trouver. L'action de Palantir a permis d'éviter des attentats terribles. C'est une chance pour Palantir d'avoir mis la main sur Fabrice Brégier. C'est en revanche une grande perte pour le capitalisme français.