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Médias / 01/10/2018

Quelle mobilité mondiale en 2050 ?

En 2050, les véhicules entièrement autonomes seront commercialisés massivement depuis 2035 et représenteront près de 50 % des véhicules vendus dans le monde. Bienvenue dans l'ère de l'« économie du pas sa ger »! Ce rapport commandé à Strategy Analytics par Intel propose de découvrir ce monde où la mobilité a été profondément redéfinie.

Un vrai changement de paradigme se produira alors : la mobilité ne sera plus synonyme de « conduire » mais bien de « se faire conduire », les conducteurs devenant passagers. Il est utile de calculer la valeur économique générée par l'usage de véhicules autonomes et d'anticiper les répercussions sociales qu'entraînera la généralisation de ces technologies. Mais le chemin est long pour les entreprises de services et les constructeurs automobiles qui doivent convaincre les usagers de la sûreté de ces véhicules. Pourtant, un mouvement pourrait s'amorcer, porté par la promesse d'économies de temps, de ressources et d'une nouvelle manière de vivre en milieu urbain.

Pour Intel et Strategy Analytics, cette nouvelle forme d'économie sera le résultat de plusieurs tendances actuelles : La connectivité mobile. Les consommateurs, de tous profils socio-démographiques, ont d'ores et déjà accès à des équipements connectés (téléphone, automobile…). Cette hyperconnectivité brouille les limites entre vie privée et vie personnelle, alors que les réseaux sociaux sont devenus l'un des premiers lieux d'interactivité humaine.

L'urbanisation. Tandis que les trois quarts de la population mondiale vivront en milieu urbain d'ici 2050, la question de la mobilité et des transports sera au cœur des préoccupations des autorités locales qui devront trouver des solutions durables pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Le partage de véhicules et l'ascension de la mobilité comme service. Les services de VTC et d'auto-partage ayant le vent en poupe, la prochaine étape sera la création d'un réseau de transport exclusivement basé sur des véhicules autonomes. Ce type de projets représentera la principale porte d'entrée vers l'« économie du passager » pour le grand public.

Les régulations. Embouteillages, pollution, sécurité routière…, autant de problématiques primordiales dans tous les marchés actuels, étant coûteuses, dangereuses et néfastes à la productivité. De nouvelles régulations sont ainsi mises en œuvre pour offrir une mobilité plus sûre et ouvrent la voie à de futures lois, favorisant la circulation des véhicules autonomes.

L'« économie du passager » représente une opportunité de près de 7 trillions de dollars d'ici 2050 ! L'usage étendu de véhicules en-tièrement autonomes générera des revenus très importants côté consommateurs (55 % des revenus globaux) mais aussi pour les entreprises (43 %) en impactant une large gamme d'activités, depuis les services de mobilité personnalisés jusqu'à la logistique et la livraison automatisée de biens.

Du point de vue des consommateurs, il s'agit d'une véritable rupture du modèle de propriété privée d'un véhicule et de mobilité individuelle. Mais lorsque l'on sait qu'une voiture individuelle reste immobile 92 % du temps, le développement de services de mobilité connectés et hautement personnalisables apparaît comme une alternative séduisante. De ce fait, les revenus générés par le marché des applications et services de mobilité représenteront près de 203 milliards de dollars. En complément, cela permettra de réduire les coûts de sécurité publique dus aux accidents de la route de 234 milliards de dollars d'ici 2035-2045.

Pour les entreprises de transport, le développement des véhicules autonomes permettrait de répondre à un problème épineux : le vieillissement de la force de travail ne pouvant être remplacée à cause d'un manque de candidats qualifiés, particulièrement pour les transports long-courrier.

Tout se jouera en fait au cours des prochaines décennies. Car pour que la révolution autonome ait lieu, des infrastructures spécifiques doivent voir le jour, et un travail permanent doit être mené pour convaincre le public des bénéfices que pourrait engendrer ce nouveau type de mobilité. Aux autorités locales et acteurs du marché d'accompagner le changement et d'être à l'écoute des sensibilités et besoins des usagers.

Cette semaine, dans la rubrique Médias
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