POURQUOI LA BLOCKCHAIN N'EST PAS UNE ABERRATION ÉCOLOGIQUE >
Lorsque le système de la blockchain est évoqué – cette technologie sécurisée de stockage et d'échange d'informations –, il est souvent accusé de tous les maux écologiques. Et pour cause, la blockchain nécessite le fonctionnement en continu de centaines de milliers d'ordinateurs et autres systèmes informatiques de pointe. A titre de comparaison en 2017, la consommation d'électricité liée à l'échange de bitcoins est équivalente à celle de la Hongrie, peuplée par 10 millions d'habitants. Mais bien sûr, la blockchain ne se résume pas au bitcoin. Et il se pourrait tout à fait que d'autres mécanismes intrinsèques à ce système puissent au contraire être un tremplin inespéré vers la finance verte. C'est en tout cas le projet de Wilhelm Myrer, créateur de la société Empower As qui a construit un processus blockchain de recyclage de déchets plastiques. L'idée : les échanger contre des jetons – une sorte de monnaie virtuelle – qui, à leur tour, peuvent s'échanger contre de l'argent. Ces jetons peuvent être utilisés pour financer d'autres projets de ramassage de plastiques à travers le monde, le système sécurisé assurant à leur propriétaire qu'ils seront utilisés à bon escient. Parmi les autres avantages revendiqués par l'entreprise, celui d'accroître le revenu des ramasseurs de déchets. Comme l'a annoncé Wilhelm Myrer lors d'un discours à l'OCDE, la 13e Conférence des Nations unies sur le climat, du 3 au 14 décembre à Bali, en Indonésie, sera l'occasion de prouver que l'économie numérique peut aider à la cause environnementale. Car à cette occasion, une série d'installations expérimentales sera engagée.