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Médias / 03/09/2018

Les effets de la robotisation en 2030

Le monde, axé sur la technologie, dans lequel nous vivons est rempli de promesses mais aussi de défis. Les voitures qui se conduisent elles-mêmes, les machines qui lisent les rayons X et les algorithmes qui répondent aux demandes des clients sont autant de manifestations de nouvelles formes d'automatisation. Pourtant, même si ces technologies augmentent la productivité et améliorent nos vies, leur utilisation se substituera à certaines activités professionnelles que les hommes effectuent.

1. Quel impact aura l'automatisation sur le travail ?

La moitié des activités existantes aujourd'hui pourraient théoriquement être automatisées en utilisant les technologies actuellement éprouvées. Très peu de professions – moins de 5 % – sont des activités entièrement automatisées. Toutefois, dans environ 60 % des professions, au moins un tiers des activités pourrait être automatisé, ce qui implique des transformations et des changements substantiels.

Compte tenu de ces facteurs, on estime qu'entre 20 et 30 % des heures travaillées dans le monde pourraient être automatisés d'ici à 2030, en fonction de la vitesse d'adoption. Mais l'impact potentiel de l'automatisation sur l'emploi varie selon la profession et le secteur. Les activités les plus sensibles à l'automatisation comprennent les activités physiques dans des environnements prévisibles, tels que le fonctionnement des machines et la préparation de la restauration rapide. La collecte et le traitement des données sont deux autres catégories d'activité qu'il est de plus en plus possible de faire mieux et plus rapidement avec les machines. Il est important de noter cependant que, même lorsque certaines tâches sont automatisées, l'emploi dans ces professions peut ne pas diminuer, mais les travailleurs pourraient plutôt effectuer de nouvelles tâches.

2. Conséquences de l'automatisation pour les compétences et les salaires ?

Les travailleurs du futur consacreront plus de temps à des activités que les machines sont moins capables d'exécu-ter, telles que la gestion des personnes, l'expertise et la communication avec les autres. Les compétences et capacités requises évolueront également, nécessitant davantage de compétences sociales et affectives et des capacités cognitives plus avancées, telles que le raisonnement logique et la créativité. La plus grande partie de la croissance de l'emploi aux Etats-Unis et dans les autres économies avancées concernera des professions se situant actuellement au sommet de la distribution des salaires. Certaines professions actuellement à bas salaire, comme les infirmières auxiliaires et les assistantes d'enseignement, augmenteront également, tandis qu'un large éventail de professions à revenu moyen connaîtra les plus fortes baisses de salaires.

3. Comment faut-il gérer les prochaines transitions d'effectifs ?

Face à l'ampleur des transitions à venir, une réaction pourrait consister à essayer de ralentir le rythme et la portée de l'adoption afin de préserver le statu quo. Mais ce serait une erreur. Bien qu'une adoption plus lente puisse limiter l'ampleur des transitions de main-d'œuvre, cela limiterait la contribution de ces technologies au dynamisme des entreprises et à la croissance économique.

Acquérir de nouvelles compétences et redéfinir la conception du travail sera essentiel pour les salariés et leurs entreprises. Il y aura une nouvelle demande de main-d'œuvre humaine, mais partout dans le monde, les travailleurs devront repenser les notions traditionnelles à la base de leur façon de travailler, de leur fonctionnement et des talents et capacités qu'ils apportent à ce travail.

SCENARIO INTERMEDIAIRE POUR L'ADOPTION DE L'AUTOMATISATION 2016-2030 Source : McKinsey&Company
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