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Le Lab / Intelligence artificielle / 05/10/2026

IA en finance : les DAF veulent garder la main (Esker)

Selon le baromètre mondial 2026 d’Esker, l’IA fait gagner du temps aux directions financières. Mais les DAF refusent encore de lui confier les arbitrages stratégiques.

Visualisation d'un reporting de suivi financier (photo Carlos Muza/Unsplash).
  • Le constat. L’IA s’installe dans les métiers liés à la finance et tient une partie de ses promesses. Interrogés sur ses principaux bénéfices, 58 % des 338 responsables financiers sondés citent la productivité, ainsi que l’amélioration de la trésorerie (48 %). Les DAF sont les plus convaincus : 70 % constatent un gain de productivité, contre 50 % des autres responsables financiers.
  • Ce que montre l’étude. Plus productifs grâce à l’IA, les DAF n’en restent pas moins prudents. 78 % refusent par exemple que l’IA exécute des décisions relatives aux objectifs de chiffre d’affaires. Dans l’ensemble, seuls 32 % des répondants utilisent l’IA pour recommander des actions, ensuite exécutées à la main. Cette réserve tient aussi au retour sur investissement : 72 % ont dépensé plus que prévu, et 65 % des DAF peinent à relier l’IA à des résultats métier précis. D’où les trois conditions, identifiées par Esker, pour déployer l’IA à grande échelle dans la finance : une valeur métier mesurable, une intégration fiable avec les systèmes cœur de métier, et une gouvernance intégrée à chaque décision et action.
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab