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Le Lab / Industrie / 28/09/2026

Automobile européenne : une épée plutôt qu’un bouclier (Bruegel)

Droits de douane, "Made in EU", subventions : l’Europe multiplie les protections pour son industrie automobile. Dans un policy brief, Bruegel juge cette voie coûteuse et contre-productive.

Concession Peugeot et Citroën, en France (photo Sébastien Lapeyrere/Hans Lucas/AFP).
  • Le constat. La production automobile de l’Union Européenne a chuté de 19 % depuis 2019, soit 2,6 millions de véhicules en moins. Les voitures électriques fabriquées en Chine dépassent 20 % des ventes de véhicules électriques en 2026. Le secteur reste pourtant exportateur net, avec 157 milliards d’euros d’exportations contre 75 milliards d’importations en 2025, et ses marges figuraient en 2023 parmi les plus élevées au monde. Le constat n’est donc pas si alarmiste qu’on le croit, à condition d’agir.
  • Pourquoi c’est important. Pour Bruegel, l’enjeu serait donc d’innover plutôt que de protéger. L’épée plutôt que le bouclier. Imposer des cellules de batterie d’origine européenne renchérirait, par exemple, une voiture électrique d’environ 2 100 euros. Le think tank propose plusieurs pistes : simplifier le cadre réglementaire, accueillir plus d’investissements étrangers, négocier avec Pékin des quotas d’exportation temporaires couvrant aussi les hybrides rechargeables, dont les importations échappent aux droits de douane. Loin des idéologies, les auteurs demandent une chose : sans renoncer aux protections, que leur coût reste proportionné aux bénéfices attendus.
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab