Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Le Lab / Éducation / 28/09/2026

Universités : la science française à la merci du pouvoir ? (Terra Nova)

Ce que Donald Trump a imposé aux universités américaines serait encore plus facile en France. C’est l’avertissement de Terra Nova, dans une note signée par un haut fonctionnaire sous pseudonyme.

Faculté de Paris la Sorbonne, en septembre 2025 (photo Carine Schmitt/Hans Lucas/AFP).
  • Le constat. Derrière le discours sur l’autonomie, le pilotage de l’enseignement supérieur et de la recherche reste très centralisé, alerte un haut fonctionnaire sous pseudonyme. La subvention de l’État représentait, en 2023, 76 % des recettes des établissements, sans modèle transparent d’allocation des moyens. Les capacités d’accueil sont fixées par des recteurs nommés en Conseil des ministres, et l’Agence nationale de recherche (ANR) reste sous forte influence ministérielle. La France se classe 32e sur 35 pour l’autonomie académique dans le classement de l’European University Association.
  • Pourquoi c’est important. Les mandats des dirigeants de la quasi-totalité des grands organismes (CNRS, CNES, Inserm…) seront renouvelés au cours du prochain quinquennat. Le haut fonctionnaire pointe le risque que ferait peser, selon lui, l’arrivée au pouvoir du RN pour la science : il estime en effet que les amendements déposés par le groupe dirigé par Marine Le Pen à l’Assemblée nationale dessineraient déjà en la matière un programme cohérent, par exemple réinternalisation de l’ANR ou transfert de crédits des sciences humaines vers les sciences "dures". Même si aucun de ces amendements n’a encore été adopté, l’auteur de la note s’inquiète : qu’adviendra-t-il dans sept mois, en cas de victoire du Rassemblement National à la présidentielle ?
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab