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Le Lab / Numérique / 13/07/2026

Souveraineté numérique : les Français pragmatiques avant tout (Ifop-Google Cloud)

Une enquête Ifop pour Google Cloud révèle un rapport décomplexé des Français à la souveraineté numérique, loin des débats d'experts.

Employé dans un data center de Google (photo D.R.).
  • Le constat. Interrogés en pleine effervescence du débat sur le cloud souverain, les Français ne placent pas le numérique au cœur de leurs préoccupations régaliennes : spontanément, seuls 6 % des répondants associent la technologie à la notion de souveraineté, dominée par la politique et l'État (46 %), l'économie (17 %) et la défense (13 %). Mis en balance avec les autres "souverainetés", le numérique arrive bon dernier (cité en premier par seulement 4 % des personnes interrogées), loin derrière l'économique (25 %), l'alimentaire (23 %) et l'énergétique (12 %). 
  • Ce que montre l’étude. L'attachement à la souveraineté numérique se manifeste toutefois dès qu'il s'agit de données personnelles. Les Français jugent "importante" la souveraineté en matière de données administratives (90 %) et de santé (87 %), davantage que pour les contenus des smartphones, du cloud ou des réseaux sociaux (59 % à 79 %). Dans le choix des outils, les Français privilégient la sécurité (25 % la citent en premier), la protection des données (24 %) et la défense contre les cyberattaques (12 %), devant le prix (14 %) et la qualité (10 %). Quant à l'offre, les acteurs mondiaux sont perçus comme meilleurs sur l'innovation (38 % contre 13 % pour les Français), la rapidité et le prix, quand les acteurs tricolores conservent un léger avantage sur la protection des données (25 % contre 19 %) et la sécurité.
  • Pourquoi c'est important. Le sondage bat en brèche l'idée d'une opposition frontale entre champions Français et Big Tech. La souveraineté numérique l'emporte "d'une courte tête" sur l’efficacité technologique (59 %). Dans le même temps, 74 % des Français jugent qu'un partenariat entre entreprises technologiques mondiales et acteurs français ou européens – projets communs, transferts de compétences, investissements locaux – peut renforcer la souveraineté numérique du pays. Un plébiscite qui grimpe à 85 % chez les moins de 35 ans, pourtant les plus sensibilisés aux enjeux de souveraineté avec les cadres, mais chez qui l'innovation prime de peu (52 %). De quoi nourrir l'argumentaire des alliances type "cloud de confiance" telles que le commanditaire de cette étude, Google Cloud, les appelle de ses vœux.
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab