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Coffee Talk / Philippe Salle / 10/07/2026

Philippe Salle :
"Un conseil que je suis toujours ? Diriger en regardant le long terme ; ne pas regarder le cours de Bourse tous les jours."

Depuis quelques mois, Atos déroule son nouveau plan stratégique et les signes sont encourageants. La pression financière a été réduite, les fondamentaux restaurés et les clients reviennent doucement. De quoi réjouir Philippe Salle, directeur général arrivé en pleine tempête.

Philippe Salle, le directeur général d'Atos (photo Patrice Van Malder).

Vous réveillez-vous avec le soleil, le bip-bip du réveil, le téléphone ou la radio ?
Ce n’est pas très original, mais la sonnerie iPhone classique.

Comment vous informez-vous au quotidien ? Quelles sont vos lectures du matin ?
J’aime bien la chaîne LCI pour la qualité de leur couverture des différents sujets nationaux et internationaux. Et en général, je démarre ma journée avec Le Figaro et Les Échos.

Quelle est l’information qui pourrait, en ce moment, vous mettre de bonne humeur ?
La fin de la guerre US-Iran sans hésiter, puisque les effets sont catastrophiques pour l’économie.

Regardez-vous votre téléphone dès que vous vous levez ?
Oui, c’est un outil sur lequel je suis très actif, au grand dam de certains de mes managers ! Mais j’ai besoin d’échanger avec eux, de partager des idées, de tester des choses.

Et est-ce que vous y jetez un coup d’œil avant de vous coucher ?
Oui aussi : je me couche en répondant à mes collaborateurs aux US et, en me levant, à ceux basés en Asie.

Si vous avez 15 minutes à attendre, à perdre, que consultez-vous sur votre téléphone ?
Si j’ai 5 minutes à perdre, je vais faire une partie de bridge en ligne. J’y joue depuis très longtemps. Je ne vais plus dans les tournois, mais je joue en ligne.

Consultez-vous régulièrement les réseaux sociaux ?
Je ne suis plus sur les réseaux sociaux. J’ai tout coupé quand je dirigeais Foncia. Trop de sollicitations. C’était comme une AG de copropriété permanente ! Impossible de répondre à tout le monde, j’étais sans cesse pris à partie : j’ai préféré tous les couper. Je suis toujours sur LinkedIn, mais c’est l’équipe communication d’Atos qui gère mon compte et y poste des contenus sur la vie de l’entreprise.

Quel est le dernier contenu que vous avez "liké" ?
C’était sur LinkedIn, notre campagne de communication "Impossible n’est pas Atos", qui met en avant l’engagement de nos équipes.

Quelle est la meilleure appli pour vous joindre, vous envoyer un message ?
WhatsApp pour tout ce qui est perso, mais c’est une vraie passoire en termes de sécurité. Pour le travail, nous utilisons Olvid, qui est vraiment sécurisée.

Avez-vous un émoji préféré pour répondre sur les réseaux sociaux ou les messageries ?
J’aime bien les mains jointes, pour dire merci.

Avez-vous de réels moments de déconnexion ?
Pas vraiment. Même dans l’avion désormais on reste connecté. Air France est équipé de Starlink, avec un débit impressionnant. Avant, l’avion c’était pratiquement le seul endroit où je pouvais réfléchir sans être sollicité. À la place, je profite de la durée du vol pour traiter tous les messages, documents et dossiers en attente.

Les mails sont pour vous un outil, une nécessité, un stress ?
Une nécessité, c’est mon principal outil de travail. Ce n’est pas un stress, on y donne des consignes, on structure un propos, une idée.

Quel usage faites-vous personnellement de l’IA ?
Je l’utilise pour différentes recherches ou analyses de marché. Je teste aussi certains LLM sur le coding et la réalisation d’agents.

À quel(s) moment(s) ouvrez-vous un livre ?
Dès que je peux, j’aime lire. J’aime beaucoup l’histoire et particulièrement les biographies de grands conquérants et aventuriers.

Quelles sont vos lectures du moment ?
Je viens de terminer un livre sur l’histoire de l’Iran au cœur de nos civilisations et je vais bientôt entamer un livre sur l’histoire de l’Europe.

Avez-vous un livre de chevet ?
L’Art de la guerre de Sun Tzu.

Y a-t-il un livre que vous aimez offrir ?
Oui, un livre plein de bon sens, notamment pour un dirigeant, et peu connu : Propos de O.L Barenton, confiseur.

Quelle est la série qui vous a récemment marquée ?
Je ne regarde pas de séries, je manque de temps pour cela. Éventuellement "Le Jeu de la dame", une série courte, sur les échecs, une autre de mes passions.

Avez-vous un film culte, que vous pouvez voir et revoir avec à chaque fois le même plaisir ?
Interstellar, de Christopher Nolan. Et notamment la scène de fin dans la bibliothèque, où les différentes dimensions se rejoignent. Je trouve que c’est un mélange très réussi entre certains sujets scientifiques – la planète sur laquelle, en raison de la gravité, le temps s’écoule différemment – et un traitement très humain, plein d’émotion. Et la musique est incroyable : on m’a d’ailleurs offert des places pour aller voir Hans Zimmer, le compositeur, en concert avec son orchestre symphonique à la rentrée.

Si un acteur devait jouer votre rôle, vous aimeriez que ça soit qui ?
Russell Crowe, dans sa période Gladiator.

Et si un auteur devait raconter votre vie, vous aimeriez que ça soit qui ?
Stefan Zweig, pour la qualité de ses biographies.

Sortez-vous régulièrement au théâtre ? Au cinéma ? À l’Opéra ?
Je sors très peu mais il m’arrive d’aller à l’Opéra. La Traviata, Rigoletto ou la Flûte enchantée sont mes préférés.

Quelle serait l’affiche de votre concert idéal ?
Je vais bientôt au concert d’Hans Zimmer dont j’apprécie la musique.

Quel chanteur ou groupe regrettez-vous de ne jamais avoir vu sur scène ?
Freddie Mercury, avec Queen.

Quelle chanson pourriez-vous chantonner sur le chemin du travail ?
Je chante très mal mais la musique de Queen est parfaite.

Est-ce qu’il y a un conseil qu’on vous a donné quand vous débutiez et qui vous est toujours utile aujourd’hui ?
Diriger en regardant le long terme ; ne pas regarder le cours de Bourse tous les jours.

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