Olivier Gavalda :
"Malgré tout ce que l’on constate avec effroi dans le monde aujourd’hui, il y a pas mal de bonnes nouvelles si on cherche un peu !" >
Le directeur général de Crédit Agricole S.A. est l’invité de notre Coffee talk. L’occasion de découvrir qu’il aime la peinture, le rock progressif et l’opéra et que celui qui dirige l’une des plus grandes banques du monde a vibré… devant une série qui met en scène le braquage d’une banque…
Comment vous informez-vous au quotidien ?
Je fais le tour des radios d’information de bon matin. C’est un rituel. Ensuite je poursuis avec la lecture de la presse spécialisée française et paneuropéenne.
Quelle est l’information qui pourrait, en ce moment, vous mettre de bonne humeur ?
La victoire de la France au tournoi des six nations après un match d’anthologie m’a mis de bonne humeur. J’aimerais continuer de voir des succès sportifs de nos Français, de voir les réussites de nos entreprises européennes, des découvertes scientifiques qui contribuent au bien-être de l’humanité… Malgré tout ce que l’on constate avec effroi dans le monde aujourd’hui, il y a finalement pas mal de bonnes nouvelles si on cherche un peu !
Regardez-vous votre téléphone dès que vous vous levez ?
Dès le réveil, je scrute les alertes pour voir ce qu’il s’est passé dans la nuit, notamment à l’étranger.
Et y jetez-vous un œil avant de vous coucher ?
Non, j’évite ! Je lis…
Si vous avez 15 minutes à perdre, que consultez-vous sur votre téléphone ?
J’écoute de la musique. Mes écouteurs sans fil ne me quittent jamais !
Consultez-vous régulièrement les réseaux sociaux ?
Je ne suis vraiment pas addict aux réseaux sociaux ! Mon seul compte actif est sur LinkedIn. C’est un lien direct avec ceux qui me suivent. Je m’y exprime en tant que Directeur général de Crédit Agricole S.A..
Quel est le dernier contenu que vous avez “liké” ?
Les messages de jeunes talents du Groupe, qui saluent le projet Humain du Crédit Agricole, dont un des axes est de favoriser la diversité et l’égalité des chances.
Lorsque vous publiez sur les réseaux sociaux, le faites-vous personnellement ou avez-vous quelqu’un qui s’en charge ?
Il me semble important d’imprimer sa marque. Aujourd’hui l’authenticité ne se fabrique pas, il faut y mettre du sien.
Quelle est la meilleure appli pour vous joindre, vous envoyer un message ?
Olvid pour le professionnel, WhatsApp pour le personnel
Avez-vous un émoji préféré pour répondre sur les réseaux sociaux ou les messageries ?
Cette question me permet d’avoir une pensée particulière pour celle qui m’accompagne au quotidien depuis des années. Mon émoji préféré est le "petit cœur", pour mes SMS quotidiens que j’échange avec ma chère et tendre épouse.
Réussissez-vous à vous accorder de vrais moments de déconnexion ?
La déconnexion est essentielle pour tenir sur la durée. J’essaye donc de me libérer totalement du boulot un jour par semaine, pour me consacrer au sport (golf ou vélo de route) et aux spectacles (théâtre, concert).
Les mails sont-ils pour vous un outil, une nécessité, un stress ? Combien en recevez-vous par jour… et combien d’utiles ?
La messagerie est un outil extraordinaire qui m’a beaucoup apporté en termes de productivité et confort. Je reçois une centaine de mails par jour dont un tiers est vraiment utile. Heureusement, mon assistante et ma chief of staff sont là pour veiller au grain et pour m’éviter de passer à travers quelque chose d’important.
À quel moment ouvrez-vous un livre ?
Le soir, après le dîner.
Quelle est la dernière lecture qui vous a touché ?
L’ouvrage de D. Graeber et D. Wengrow : Au commencement, était… une nouvelle histoire de l’humanité. On y apprend tellement de choses sur les premières sociétés humaines. Assez orienté mais passionnant !
Quel est le livre qu’on vous a offert et qui vous a marqué ?
Fondation, d’Isaac Asimov, que l’on m’a offert quand j’avais 15 ans. Un chef-d’œuvre de la science-fiction, une passion de jeunesse.
Quel livre aimez-vous offrir à un ami ?
J’offrirais Fouché, de Stefan Zweig, tellement bien écrit avec la vision d’un écrivain étranger sur la Révolution Française.
Y a-t-il un auteur qui vous inspire ?
Stefan Zweig, en particulier ses biographies.
Quelle est la série qui vous a récemment marqué ?
Je ne suis pas un adepte des séries. C’est trop long ! Néanmoins, j’ai bien aimé La Casa de Papel. Très bien réalisée, avec des acteurs incroyables, et quel suspens !
Avez-vous un film culte ?
Je ne me lasse jamais de revoir Chantons sous la pluie, Les Demoiselles de Rochefort, ou Astérix et Cléopâtre.
Et avez-vous une réplique culte ?
"Il faut que tout change pour que rien ne change", dans Le Guépard de L. Visconti.
Quel serait votre "petit plaisir coupable" en matière culturelle ? Ni petit, ni coupable… J’aime bien acheter des peintures ou des sculptures d’artistes inconnus. Je n’ai malheureusement plus de place sur les murs !
Si un acteur devait jouer votre rôle, vous aimeriez que ça soit qui ?
Je ne sais pas. Et surtout je ne vois pas qui serait intéressé par ma vie !
Si un auteur devait raconter votre vie, vous aimeriez que ça soit qui ?
Mon épouse.
Écoutez-vous des podcasts ?
Quand je ne lis pas, le soir, j’écoute des podcasts de France Culture et du Collège de France.
Quels sont les derniers spectacles vivants que vous avez vus et qui vous ont fait vibrer ?
J’ai eu la chance de voir l’opéra du moment à Bastille, Nixon in China. Une mise en scène fantastique, des décors incroyables et un opéra tellement original… À voir et à écouter !
Quelle serait l’affiche de votre concert idéal ?
Un medley des grands groupes de rock progressif des années soixante-dix : Genesis, Yes, King Crimson…
Quel chanteur ou groupe regrettez-vous de ne jamais avoir vu sur scène ?
Led Zeppelin et Maria Callas.
Quel air pourriez-vous chantonner sur le chemin du travail ?
Je fredonne très rarement. Pour moi, c’est plutôt le réflexe du batteur qui bat la mesure avec ses mains. Mais si j’écoute le morceau Hymne à la vie, du groupe français Ange, alors il me reste dans la tête plusieurs jours !
Est-ce qu’il y a un conseil qu’on vous a donné quand vous débutiez et qui vous est toujours utile aujourd’hui ?
"Si tu veux aller vite, marche seul, mais si tu veux aller loin, marchons ensemble." C’est un vieux proverbe africain qui synthétise bien à la fois l’importance du collectif et de la coopération indispensable à la réussite, mais aussi la capacité à savoir trancher et à décider seul quand on doit aller vite.