Xavier Bertrand :
“Je ne m’interdis pas, par principe, certains réseaux sociaux. Quand on fait de la politique, on doit parler au plus grand nombre.” >
Invité à partager ses sources d'information et d'inspirations dans notre “Coffee talk”, le président de la région Hauts-de-France le dit lui-même, il a, en matière de culture, des goûts “éclectiques” et qu'il assume populaires.
Comment vous informez-vous au quotidien ?
Journaux, radio, TV et aussi réseaux sociaux.
Quelles sont vos lectures du matin ?
Plutôt du soir grâce à la tablette… La PQR, tous les journaux, mais en premier Le Parisien. Et je ne manque pour rien au monde l’Équipe, dès sa parution vers minuit et demi.
Quelle est l’information qui pourrait, en ce moment, vous mettre de bonne humeur ?
Le RC Lens champion de France ou une nouvelle implantation d’entreprise dans ma Région !
Regardez-vous votre téléphone dès que vous vous levez ?
Oui, pour éteindre l’alarme avant qu’elle ne réveille ma femme.
Si vous avez 15 minutes à attendre, à perdre, que consultez-vous sur votre téléphone ?
Les photos des miens en premier, et ensuite des revues auto.
Consultez-vous régulièrement les réseaux sociaux ? Lesquels et pourquoi ?
Oui, principalement X, pour l’actualité.
Quel est le dernier contenu que vous avez “liké” ?
Un bel hommage à Samuel Paty.
Y a-t-il des réseaux sociaux sur lesquels vous vous interdisez d’aller, d’intervenir ?
Je ne m’interdis pas, par principe, d’aller sur certains réseaux sociaux. Quand on fait de la politique, on doit pouvoir parler au plus grand nombre.
Publiez-vous personnellement sur les réseaux sociaux ?
Je laisse un proche publier, c’est ma façon de tourner 7 fois mon pouce dans ma poche.
Quelle est la meilleure appli pour vous joindre, vous envoyer un message ?
Par SMS ou WhatsApp.
Avez-vous un émoji préféré pour répondre sur les réseaux sociaux ou les messageries ?
Un clin d'oeil ou un pouce en l'air.
Avez-vous de vrais / réels moments de déconnexion ?
Quand je joue avec les enfants ou quand je joue au foot le dimanche, mais Président d’une Région de 6 millions d’habitants, il vaut mieux rester joignable.
Les mails sont pour vous un outil, une nécessité, un stress ?
Un outil, une nécessité principalement pour gérer la Région, oui. Un stress, non. J’en reçois environ 150-200. Ils sont le plus souvent utiles, mais je réponds en priorité aux SMS.
À quel(s) moment(s) ouvrez-vous un livre ?
Le soir ou lors de trajets.
Quelle est la dernière lecture qui vous a fait réfléchir ?
Génération anxieuse, de Jonathan Haidt, sur les réseaux sociaux et le danger pour nos plus jeunes.
Quel est le livre que vous aimez offrir à un ami ?
Lincoln de Doris Kearns Goodwin.
Quel est celui qu’on vous a offert et qui vous a marqué ?
Le Mage du Kremlin de Giuliano da Empoli.
Y a-t-il un auteur qui vous inspire particulièrement ?
Je ne me lasserai jamais de Jean de la Fontaine et de ses fables.
Quelle est la série qui vous a récemment marquée ? Pouvez-vous nous en faire le pitch ?
La Fièvre, qui montre comment, à coups de réseaux sociaux et de discours polarisants, une simple affaire de foot peut embraser toute une société.
Quelle série pouvez-vous nous recommander ?
Baron Noir : tournée dans les Hauts-de-France, c’est une référence !
Quel film pouvez-vous voir et revoir avec à chaque fois le même plaisir ?
Il était une fois en Amérique, à la fois une fresque américaine et une formidable histoire d’amitié.
Avez-vous une réplique culte ?
"Des frites, des frites, des frites !", dans les Tuche.
Quel est votre "petit plaisir coupable" en matière culturelle ?
Les Tuche, encore une fois !
Si un acteur devait jouer votre rôle, vous aimeriez que ça soit qui ?
Laurent Lafitte, mais je ne sais pas si cela va lui plaire. Et en plus, il est un peu grand !
Si un auteur ou une autrice devait raconter votre vie, vous aimeriez que ça soit qui ?
Stefan Zweig…
Quels podcasts aimez-vous écouter ?
Small Talk, de Konbini. Mais ma femme m’en voudra si je ne recommande pas le podcast qu’elle lancera en avril.
Sortez-vous régulièrement au théâtre ? Au cinéma ? À l’Opéra ?
Régulièrement, hélas non. C’est souvent à Avignon que je vois le plus de pièces. Le dernier spectacle vivant qui m’a particulièrement marqué, c’est One’s own Room in Kabul. Plus qu’un spectacle, c’est une expérience immersive qui nous fait découvrir la vie d’une femme afghane. Prochainement, j’ai prévu d’aller voir Deuxième partie, avec Patrick Bruel. Au cinéma, j’ai vu récemment le Marsupilami et Gourou. Oui, j’aime faire dans l’éclectique !
Quelle serait l’affiche de votre concert idéal ?
Coldplay, Mylène Farmer et Patrick Bruel.
Quel chanteur ou groupe regrettez-vous de n’avoir jamais vu sur scène ?
Supertramp.
Quelle chanson pourriez-vous chantonner sur le chemin du travail ?
Dans les yeux d’Émilie de Joe Dassin
Est-ce qu’il y a un conseil qu’on vous a donné quand vous débutiez et qui vous est toujours utile aujourd’hui ? Ou que vous avez fini par comprendre avec le temps ?
Un conseil que je regrette de ne pas avoir tout le temps écouté : rester soi-même. Je l’explique dans mon livre Rien n’est jamais écrit, en devenant Député puis Ministre, je suis arrivé dans un monde qui n’était pas le mien et j’ai voulu épouser ses codes, en prenant des conseillers en communication et même en faisant un relooking… Aujourd’hui, je sais qu’il faut toujours savoir écouter, mais avant tout être soi-même.