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Business / 20/10/2025

… et avec quels interlocuteurs ?

Dans l'offre non engageante de rachat de SFR déposée mardi dernier et aussitôt rejetée, Bouygues Telecom se taillait la part du lion, tout en permettant à Orange de rester de loin numéro un du marché des télécoms et à Free de reprendre une partie de « Red » et une partie de l'activité business de SFR réputée très profitable et que Bouygues Telecom souhaitait initialement garder pour lui seul. En fait, depuis la mi-septembre, de très nombreuses combinaisons ont été étudiées, à l'image de morceaux de Lego que les uns et les autres s'échangeaient pour arrondir leur fonds de commerce respectif.

Ces discussions ont impliqué de manière presque quotidienne les négociateurs d'Orange (Christel Heydemann, Nicolas Guérin et Laurent Martinez), ceux de Bouygues Telecom (Olivier Roussat et Richard Viel, rappelé de sa retraite et du PMU pour sa capacité à mettre de l'huile dans les rouages), et ceux d'Iliad (Thomas Reynaud et Thomas Kienzi). Grégoire Chertok, associé-gérant chez Rothschild, conseille Bouygues Telecom avec l'aide de Guillaume Vignéras, également associé-gérant, de même qu'Henri Savoie, associé chez Darrois. Laurence Hainault, banquière chez Evercore assiste les dirigeants d'Orange. Thomas Reynaud bénéficie de l'aide des banquiers de Perella Weinberg Partners et notamment de Gilles Tré-Hardy en charge de la pratique Télécoms et Médias depuis son arrivée en 2021 en provenance de Bank of America. Chez Altice, outre Patrick Drahi et Arthur Dreyfuss, c'est Malo Corbin, ancien adjoint de Vincent Le Stradic chez Lazard qui est aux manettes sur les chiffres avec l'appui de Dexter Goei, ancien patron des activités américaines d'Altice et proche conseiller de Patrick Drahi en matière de fusions et acquisitions.

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