Le nouveau chef d'état-major veut être « prêt à gagner la guerre » >
Les armées incarnent plus que jamais la permanence de l'État au-delà des péripéties politiques. Pendant que François Bayrou s'autodétruisait en direct, le général Thierry Burkhard, qui était chef d'état-major des armées depuis quatre ans, a passé le flambeau au général d'armée aérienne Fabien Mandon, jusqu'ici chef d'état-major particulier du président de la République. Lundi dernier, cet ancien pilote de chasse âgé de 55 ans a donc signé son premier ordre du jour en tant que patron des armées. L'occasion pour lui de dire à ses troupes « sa confiance et sa détermination pour assurer, quoi qu'il advienne, la protection des Français, de notre pays et de ses intérêts dans un environnement incertain et assurément plus violent ». Évoquant la situation internationale et les nouveaux modes de combat observés sur les différents théâtres d'opérations, le général Mandon a assuré que les forces françaises ne se feront pas déborder. « Pour gagner les guerres futures, il faudra en avoir pleinement tiré les conséquences et repris un temps d'avance », a-t-il prévenu. Avant d'ajouter : « Je souhaite de l'initiative, de la prise de risque. L'immobilisme ou le relativisme ne seront pas acceptés » d'autant plus que la « perspective de combats contre des adversaires plus massifs est là » et que « la guerre gronde sur notre continent ». Dans ce contexte, le nouveau chef d'état-major des armées a affirmé : « Nous devons être prêts à gagner la guerre si la France avait besoin d'user de la force » et « face à l'incertitude et aux surprises, je veux que notre armée développe encore sa réactivité, son agilité », en plus de pouvoir être en mesure de « peser davantage et de durer ». Enfin, a-t-il conclu, « pour maîtriser notre destin, je veux que nous contribuions au renforcement de la défense en Europe en assurant un leadership fort. C'est impératif pour garantir notre souveraineté ».