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Pouvoirs / Éditorial / 14/04/2025

Y a-t-il un adulte dans le bureau ovale ?

La semaine passée a été pathétique. Pas tant à cause du yo-yo boursier auquel on a assisté sur toutes les places financières. Pas davantage en raison des craintes de récession qui sont apparues. Pas plus à cause des incertitudes qui ont affecté le marché de la dette, celui des changes ou encore les prix du baril de pétrole. Ce qui est tragique, c'est qu'un chef d'État loufoque entouré de piètres courtisans a pu, par une succession de mesures absurdes, placer l'économie mondiale au bord du précipice, avant de s'en réjouir, puis de faire marche arrière, sous la pression de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, d'Elon Musk, ou simplement de l'affolement qui a gagné les créanciers de l'Amérique. Cela signifie qu'il n'y a plus aucun système de « check and balances » au pays de Was-hington. Cela montre qu'il n'y a plus, ni dans le camp républicain ni dans le camp démocrate, de voix forte pour demander que ce cirque s'arrête et qu'on ferme le chapiteau. Cela témoigne de la peur et de la résignation qui ont gagné la presse américaine et l'ensemble des élites. Il est temps que la raison revienne. Il est l'heure que chacun reprenne ses esprits. Il faut que « Main Street » comme « Wall Street » mettent un adulte dans le bureau ovale. Car ce n'est pas en créant le chaos mondial que l'on verra l'Amérique redevenir « great again ». Et ce n'est pas en qualifiant de fake news les lois de la pesanteur économique que l'on redonnera confiance aux consommateurs, aux investisseurs et à tous ceux qui transforment la créa-tion de valeur en justice sociale.

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